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Quelle est la meilleure structure pour démarrer votre entreprise

structures d'entreprise

Chaque type de structure d’exploitation a des avantages et des inconvénients. Le choix dépendra de votre situation personnelle mais aussi de votre projet et de ses possibilités d’évolution ou encore du coût de sa mise en place et de la necessité d’intégrer des partenaires associés ou financiers. Un mauvais choix peut s’avérer coûteux au plan fiscal ou légal ou désavantageux au plan social. Il est donc très important de prendre le temps de choisir et de se donner la possibilité d’évoluer dans les meilleures conditions possibles. Il est évident que ce choix ne s’impose que pour une création pure mais il arrive que l’on ait à s’interroger sur un changement de structure lors de rachat de sociétés. Les exemples évoqués ci-après sont les plus courants mais ils en existent bien d’autres.

Entreprise individuelle

–       L’entreprise individuelle : beaucoup la considère comme obsolète. Mais elle peut être une excellente solution de démarrage, peu coûteuse, facile et rapide à mettre en œuvre, aisée à maîtriser et à diriger, et peut être une étape dans l’évolution.

 Avantages : facilité et faible coût de mise en œuvre, communication sur son nom (activité très personnalisées), économie d’honoraires comptables et juridiques, possibilité de protéger le patrimoine personnel, possibilité d’apporter plus tard son activité à une société pour mieux valoriser son investissement personnel, cotisations TNS moins coûteuses que les cotisations salariées dans les SAS ou SASU, pas de communication obligatoire aux tiers de son activité, souplesse dans la disponibilité de la trésorerie courante (je peux retirer l’argent dont je dispose sans autorisation ni justification en salaires ou frais….)
 Inconvénients : fiscalité sur le bénéfice et non sur le retrait effectif de revenus (problèmes lorsque l’on a des retards dans l’encaissement des clients ou un stock payé important), engagements personnel sur les dettes sociales d’où la nécessité d’étudier la possibilité de sauvegarder le patrimoine personnel, calcul des cotisations sociales sur le bénéfice fiscal et non sur le retrait effectif de trésorerie, on est toujours en première ligne dans les bons comme dans les mauvais moments, elle a moins bonne presse auprès des institutionnels comme les banques ou les assurances crédits ce qui rend difficile l’évolution à partir d’une certain niveau d’activité. Impossibilité ou difficultés pour intéresser des partenaires (financiers par exemple…)

 

SARL

–       La SARL, société à responsabilité limitée (à associés multiples ou unique): sûrement la plus connue, la plus utilisée et la plus populaire. Ce n’est pas sans raisons à tel point que le gouvernement à chercher à alourdir son coût social et fiscal pour ses dirigeants.

 Avantages : elle impose une connaissance voire une information sur les associés ce qui rend plus transparente la composition du capital social (la propriété des parts) ; elle est facile à mettre en œuvre (coût de constitution inférieur à 1 000 €), elle permet de préciser la rémunération du gérant et donc à ce dernier de n’être imposé et soumis à cotisations sociales que sur ce montant convenu ; le dirigeant majoritaire en parts cotise aux régime des non salarié qui est moins coûteux que le régime des salariés cadres (SAS et SASU) même en intégrant les dividendes perçus et même en intégrant le coût des cotisations complémentaires de prévoyance ou de retraite ; limitation de la responsabilité financière des associés et dirigeants (sauf faute de gestion bien entendu) ; simplicité de fonctionnement ; peut facilement évoluer vers des structures plus complexes (SA, SAS…). Possibilité d’opter pour une fiscalité à l’impôt sur le revenu si besoin ; dissociation du revenu du travail (rémunération) du revenu du capital (dividendes) 

 Inconvénients : cotisations sociales minimales même en cas de non rémunération du dirigeant majoritaire, cotisations sociales sur les dividendes versés aux dirigeants majoritaires en parts, coût des cessions de parts sociales (enregistrement et actes sous seing privé), quelques difficultés parfois pour articuler le statut de gérant majoritaire avec certaines aides de pôle emploi (ARCE et notamment maintien des allocations) ; statut de travailleur non salarié obligatoirement pour le gérant majoritaire ce qui peut être un inconvénient en fonction des régimes et de la durée de cotisation antérieure du dirigeant concerné ; lourdeur des cessions de parts et obligation d’agrément des nouveaux associés par les associés en place ; moins connue à l’étranger ce qui peut être un handicap pour des activités internationales ; impossibilité d’intégrer des partenaires bénévoles et de leur donner un statut sans rémunération (épouse, ami…)

 

SAS

–       La SAS, société anonymes simplifiée (à associés multiples ou unique): d’un développement récent. Elle a amené un choix intermédiaire entre la « petite SARL » et la lourdeur de la SA (société anonyme)

 Avantages : elle permet une grande souplesse dans la composition du capital social et autorise un certain anonymat dans les participations et les transactions ; elle est facile à mettre en œuvre mais un peu plus coûteuse que la SARL, elle permet de préciser la rémunération du gérant et donc à ce dernier de n’être imposé et soumis à cotisations sociales que sur ce montant convenu ; le dirigeant est « président » et salarié cadre ce qui peut être un avantage pour certains futurs chefs d’entreprise en terme de couverture sociale te notamment de régimes retraite ou maladie; limitation de la responsabilité financière des associés et dirigeants (sauf faute de gestion bien entendu) ; simplicité de fonctionnement ; peut facilement évoluer vers des structures plus complexes (SA, …), pas de cotisations sociales sur les dividendes (bénéfices) pour le moment, faible coût et simplicité des cessions d’actions ce qui facilite l’intégration de partenaires financiers par exemple (investisseurs ou fonds d’investissements) ; possibilité d’intégrer des directeurs généraux dirigeants sans rémunération mais avec de réels pouvoirs, 

 Inconvénients : Imposition obligatoire à l’Impôt société ; cotisations sociales du dirigeant au régime des salariés beaucoup plus couteux que le régime des non salariés, parfois lourdeurs administratives notamment avec l’obligation de commissaires aux comptes lorsque que l’on est contrôlé par ou que l’on contrôle une société ; un coût de fonctionnement juridique courant plus lourd que pour la SARL.